Des sources bien introduites, l’on apprend que le prix du sac de 120 kg de maïs est passé de 18 000 FCFA à 24 000 FCFA, tandis que celui du mil serait passé de 12 000 FCFA à 23 000 FCFA. Calculatrice en main, nous constatons une hausse hallucinante de 6 000 FCFA et de 11 000 FCFA, respectivement pour le sac de maïs et le sac de mil.

Résultat, depuis quelques jours dans les marchés de la ville de Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord du Cameroun, le sac de céréales (mil, sorgo, maïs) n’est plus du tout à la portée du citoyen lambda, lorsqu’on sait que lesdites céréales font partie des habitudes alimentaires des populations qui y vivent.

À en croire les commerçants, cette flambée des prix de céréales serait dû à l’impraticabilité des routes en saison des pluies, qui exerce un effet de levier sur le coût de transport entre les bassins de productions des dites céréales et les villes. Comme cela a toujours existé dans le monde des affaires, d’aucun soupçonne les grossistes de créer volontairement des pénuries à des fins de spéculation pendant la période de soudure, connue pour être la période entre deux récoltes et caractérisée par une production agricole nulle.

Toutefois, la délégation régionale du Commerce de l’Extrême-Nord souligne que cette flambée des prix est causée par les effets combinés de l’accès difficile aux bassins de production; La période de soudure mais aussi les achats massifs des Organisations non gouvernementales (ONG) opérant dans les zones en conflits.

<< Les ONG achètent en masse ces denrées alimentaires pour satisfaire la demande des populations des zones de conflits. (…) Cette année, nous-mêmes ne sommes pas encore sortis des affres de Boko Haram, mais ces ONG approvisionnent les zones plus lointaines, notamment les régions de l’Adamaoua et de l’Est, dont les populations ont les mêmes habitudes alimentaires que les nôtres. (…) Bien plus, ces ONG vont jusqu’à approvisionner une partie des zones de conflits de notre voisin, le Tchad, mais également du Soudan >>, indique Boubakari Abdoulaye, délégué régional du commerce pour l’Extrême-Nord, au trihebdomadaire régional L’œil du Sahel.

Déjà le 6 juillet dernier, dans une correspondance adressée au président du groupement des importateurs de riz du Cameroun, le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, soulignait que les importations de riz au Cameroun au cours de l’année 2019 avait atteint un volume record, jusque-là inégalé. Tout laisse donc à croire que le Cameroun est une véritable terre d’opportunité agricole, au regard de la forte demande nationale en céréales. Mais hélas la majorité des hommes d’affaires camerounais préfèrent faire du bayam-sellam à grande échelle, au lieu d’investir dans le développement de l’industrie locale.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonsoir c’est vraiment une hausse qui amène la population dans la famine totale ,il faut vraiment la limite du prix des céréales qui ne dépassera pas 18000fcfa , j’espère que cela va arranger la population de l’extrême-Nord sinon elle sera dans la chao.merci

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