il y a encore quelques jours, il était quasiment inconnu pour le peuple malien et le reste de la planète. Désormais, le colonel Assimi Goïta, 37 ans, est le « chef de l’État » malien. C’est ce qu’indique, un texte présenté comme l’« acte fondamental » du comité national pour le salut du peuple (CNSP), que Goïta a signé le 24 août depuis Kati et qui a été publié au Journal officiel le 27.

Pour rappel, ce texte fixe le cadre dans lequel les militaires entendent conduire la transition, moins de dix jours après la démission du président Ibrahim Boubakar Keïta.

Les Missions du nouveau “chef d’État”

selon l’« acte fondamental » du CNSP « le président [du comité] assure les fonctions de chef de l’État ». En l’occurrence le colonel Assimi Goïta. « veille au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi qu’à la continuité de l’État ». il est l’« Incarnation de l’unité nationale », « garant de l’indépendance » du pays et de l’intégrité de son territoire, le président du CNSP peut également, « en accord avec le comité », prendre « des mesures exceptionnelles exigées par les circonstances ». Il « nomme aux emplois civils et militaires supérieurs » et « signe les ordonnances et les décrets adoptés par le CNSP ».

Assimi Goïta, nouveau chef d’État Mali

Quelle durée pour la transition ?

Malheureusement, le texte ne comporte aucune date, il insiste cependant sur le caractère « provisoire » des dispositions qu’il contient. Le CNSP a « pour mission d’assurer la continuité de l’État en attendant la mise en place des organes de transition », lit-on ainsi en son article 30.

Les exigences de la Cedeao

informée de cette décision, la Cedeao, dont les chefs d’État étaient réunis en sommet extraordinaire ce vendredi, a de son côté été claire sur ses exigences. elle « demande aux responsables du CNSP d’engager une transition civile immédiatement en consultation avec la Cour constitutionnelle, les partis politiques et les organisations de la société civile et tous les autres acteurs engagés ainsi qu’à la mise en place rapide d’un gouvernement ».

C’est donc un “nouveau départ” pour le Mali. Nous y reviendrons…

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