TCHAD, GROGNE CONTRE L’OCCUPATION MILITAIRE FRANÇAISE ILLÉGITIME

La jeunesse tchadienne est massivement sortie manifester contre la présence française

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Le calme est finalement revenu au Tchad après plusieurs manifestations observées ces derniers jours. Des centaines de jeunes tchadiens sont descendus dans la rue au cri de “Non à la France”. Les drapeaux français brûlés. Et plusieurs stations services appartenant à la société française TOTAL ont été vandalisées.

Station service TOTAL vandalisée

Retour sur un coup d’état approuvé par Paris

Cet épisode violent est la manifestation d’une exaspération de la jeunesse. Face notamment à la politique néo coloniale de la France dans cette ancienne colonie les jeunes disent non. Pour rappel, la France est présente militairement au Tchad depuis des décennies avec plusieurs bases militaires. Le pays des DEBY est en effet un des derniers pays africains où l’autorité de l’ancienne puissance coloniale demeure forte. À la mort du Maréchal Idriss DEBY, les tchadiens ont été stupéfaits. Voir le pouvoir être confisqué par une junte militaire avec à sa tête le fils du défunt Maréchal.

Général Mahamt DEBY

Plus scandaleux encore, le Président français Emmanuel MACRON a lui-même adoubé le coup d’état de la junte tchadienne. Il a en effet béni par sa présence la prestation de serment du nouvel homme fort de Ndjamena. Pour rappel, la même France face à la prise de pouvoir des militaires au Mali a opté pour une position hostile. On se rappelle encore des propos du ministre des affaires étrangères français Jean Yves LEDRIAN à l’encontre du colonel ASSIMI GOITA. L’homme politique français avait ainsi traité l’homme fort du Mali de tous les noms d’oiseaux, au prétexte de la démocratie. Une démocratie qui au vu de l’exemple tchadien est visiblement à géométrie variable, selon les intérêts de chacun.

Manifestants anti France

Au Mali, au Burkina Faso, en République Centrafricaine, au Cameroun et partout en Afrique francophone, la jeunesse semble aujourd’hui se réveiller. Des mouvements anti-français se multiplient, parfois avec des violences. L’époque où Paris pouvait librement dicter ses lois en Afrique semble définitivement passée.

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