Les contraintes imposées par la crise sanitaire de la covid-19 n’ont pas suffit à empêcher Emmanuel Macron d’assister à ce sommet.

La France est sans doute le pays le plus actif politiquement sur le continent africain. Dans la bande sahélienne de l’Afrique, on ne compte pas le nombre d’intérêts français notamment Areva au Niger, les Supermarchés U au Sénégal, Carrefour et… les bases militaires disséminés çà et là. Cette présence accrue cache forcément des intérêts et qui dit intérêts étatiques dit richesses du sous-sol.

En Afrique, la découverte des gisements coïncide avec la prolifération des réseaux terroristes et l’accentuation des renforts militaires.  Ainsi qu’est-ce que le G5 Sahel ? Et quelles ont étés les grandes lignes du sommet du 30 juin dernier ?

Un clin d’œil rapide sur wikipédia donne ceci en aperçu : «Le G5 Sahel ou « G5S » est un cadre institutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale en matière de politiques de développement et de sécurité, créé lors d’un sommet du 15 au 17 février 2014 par cinq États du Sahel : Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad répartis sur 5 097 338 km2 ».

Cela relève évidemment d’une définition standard. Le G5 Sahel est en réalité un cadre de commandement où la France dicte ses règles aux chefs d’États de cette zone dont elle exploite les richesses. Bien sûr, en apparence des questions relatives au développement durable sous l’égide de la Banque Mondiale sont à l’ordre du jour ainsi que des questions liées au terrorisme qui déstabilise cette zone, comme par hasard.

Que S’est-il Donc Passé En Mauritanie Le 30 Juin Dernier ?

le G5 Sahel de Nouakchott qui s’est tenu mardi dernier, n’appelait pas vraiment aux éclats de voix. Sur le papier, il s’agissait pour les dirigeants de la région (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad et Niger), mais aussi Emmanuel Macron et l’Espagnol Pedro Sanchez de faire un point d’étape sur la lutte antidjihadiste six mois après leur rencontre en France.

Le président français s’est félicité de la “neutralisation” du chef d’Al Qaïda Au Maghreb Islamique, Abdel Malik Droukdal, qui a trouvé la mort dans le Nord du Mali début juin. (Et le 30, la France débarque pour une réunion, comme un hasard.)

les murs du Palais des Congrès Al Mourabitoune, un complexe perdu au milieu du désert mauritanien, ont parfois tremblé pendant ces réunions à huis clos. Et c’est le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), qui s’est retrouvé la cible principale de toutes les flèches, coupable pour les participants de laisser pourrir la situation politique dans son pays.

A la question de savoir que fait la France dans une rencontre entre chefs d’États Africains, Emmanuel Macron a répondu sèchement je cite : ” La France est là parce qu’on lui a demandé d’être là.”

Nous y reviendrons…

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