Depuis Qu’il A Été Accrédité Le 27 Septembre 2019, Christophe Guilhou, Ambassadeur De France Au Cameroun A Rencontré Paul Biya En Tête A Tête 8 Fois En 9 Mois.  Il est incontestablement la personnalité politique ayant eu le plus d’entrevues avec son Excellence Paul Biya, Président de la République du Cameroun au cours des 12 derniers mois.  En comparaison, Joseph Dion Nguté, premier ministre du Cameroun, n’a rencontré le Président que deux fois. C’est dire que la France fait feu de tout bois actuellement au Cameroun.

Retour sur les raisons véritables de cette énième rencontre, preuve de la profonde histoire d’amour entre le palais de l’unité et l’Élysée.

Pour cette autre audience accordé vendredi dernier, qui survient après celle du 16 Avril, juste après la réapparition du président Biya, le diplomate français interviewé par la presse à sa sortie du palais déclare :

« Nous avons parlé des droits de l’homme, parce que je lui ai parlé de l’émotion qui était la nôtre à la suite de la disparition, de la mort du journaliste Samuel Wazizi. Les gens ont beaucoup parlé…Le Président m’a donc dit qu’il allait lancer une enquête pour connaître toutes les causes et les circonstances du décès de votre collègue. Nous avons parlé d’un certain nombre d’autres sujets à la fois, Nord-Ouest et Sud-Ouest, les efforts qui sont menés par le Cameroun, par tous pour essayer de ramener la paix dans le pays, les besoins de reconstruction, les implications des uns et des autres pour pacifier les régions »,

La France prétend se soucier de la crise dans les régions anglophones… Mais, il n’en est rien !

En réalité la raison fondamentale de cette activité diplomatique intense c’est justement la nécessité pour la France de ne pas voir le Cameroun se défragmenter. Et de garder le contrôle sur ses positions économiques dans le pays.

La preuve ?

En marge de sa précédente rencontre le 16 avril avec Paul Biya, Christophe Guilhou déclarait devant la presse : « La France souhaite un cessez-le-feu dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest mais avant il faut un accord de paix entre le gouvernement et les bandes armées. » Autrement dit, l’avenir des intérêts français au Cameroun ainsi que l’avenir du Cameroun même, se joue dans cette crise. Et la France souhaite à tout prix se positionner comme l’émissaire commis d’office.

Affaire à suivre….

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