Il conteste vigoureusement et sans preuves tangibles jusqu’ici, les résultats pour une supposée fraude électorale, il s’en autoproclame vainqueur, il demande l’arrêt du dépouillement des votes par correspondance qui ne tournent manifestement pas à son avantage. L’on est en position de croire au regard de tout ceci que le président sortant, Donald Trump, s’inscrit dans la lignée des oppositions caractéristiques des politiques africaines dont il s’érige souvent en donneur de leçons.

Et pour cas de figure, il ne semble pas s’éloigner de l’opposant camerounais, Maurice Kamto. Alors que le dépouillement est toujours en cours et dans certaines cités phares des États-Unis ; le président sortant affiche déjà une position de contestataire. Serait-il déjà devenu, au regard de l’atmosphère électorale qui tourne à son désavantage, le Maurice Kamto des USA ? Analyses et décryptage dans cet article.

Donald Trump dans la peau de Maurice Kamto !

Pour ceux qui sont au Cameroun, souvenez-vous : cela s’était passé deux semaines avant la proclamation officielle des résultats. L’opposant Maurice Kamto avait alors proclamé sa victoire dès le lendemain du scrutin. Il était allé d’ailleurs jusqu’à dire : « Nous n’accepterons jamais les résultats proclamés par un conseil constitutionnel partial ». Comme pour dire que les élections ont été caractérisées par une vague de fraudes.

Analogiquement aux États-Unis et même si les circonstances sont relativement distincts, le président sortant Donald Trump dans un direct recueilli par BBC, s’exprime vigoureusement : « arrêtez le dépouillement. » Le républicain affirme en effet, qu’il serait le vainqueur présumé de cette élection, à partir du décompte de ce qu’il appelle « votes légaux ». Mais elle n’est pas fondée son affirmation car, les votes non comptés ne sont pas « illégaux » mais des bulletins de vote par correspondance légitimes. C’est en outre une procédure électorale dans certains États.

Cet acte à la fois surprenant et stupéfiant du républicain a inspiré les internautes africains qui n’ont pas manqué d’injecter une bonne dose d’ironie dans cette bataille pour la maison blanche. voici quelques extraits :

Et si comme Maurice Kamto, Donald Trump invitait ses adhérents à « marcher » afin de contester vigoureusement les « fraudes électorales » ?

Et si comme Maurice Kamto, Donald Trump récusait avec la dernière énergie les résultats définitifs qui sont pour très bientôt ?

et si comme Maurice Kamto, Donald Trump exigeait la création et la mise en place d’une commission internationale indépendante, acceptée par les parties, qui sera chargée du recomptage des votes (…) bureau de vote par bureau de vote ?

Avouez qu’il s’agit là non seulement d’un sarcasme authentique et inédit, mais d’une surprenant ironie du sort qui devrait inspirer les camerounais et les africains en général.

Quelle leçon pour les africains ?

Au-delà de la scénarisation ironique qui anime les présidentielles américaines et entretenue par les internautes africains, force est de reconnaitre que ces derniers doivent retenir une leçon fondamentale :

Que la victoire appartienne à Joe Biden ou à Donald Trump, le slogan “american first” sera toujours observé par le vainqueur de ces élections.

Cela se vérifie aujourd’hui : les Américains pensent prioritairement à la crise sanitaire, économique et surtout à la question des relations raciales aux USA. Si déjà, lors des deux débats, les relations avec la Chine, avec la Corée du Nord, les traités commerciaux ont été effleurées, est-ce avec les africains que les relations seront accrues ? En définitive, restons concentrés sur les vrais enjeux qui concernent le devenir de notre continent et ne nous laissons pas emporter par la distraction.

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