Présenté comme une aide pour réduire la pauvreté dans les pays africains, alors que son seul but hypocrite est de maintenir l’assujettissement de l’Afrique vis à vis de la France.

Commençons d’abord par interroger la nature et la moralité de ce fameux C2D…

domination de la france en Afrique

Normalement, si l’organisation du C2D était aussi charitable que la France veut nous faire croire, l’utilisation de cet argent devrait au moins prendre en compte les préférences et les priorités dans l’affectation des investissements dans chaque pays bénéficiaire. Mais il n’en est rien !

En étant à la fois celui qui donne, celui qui décide de tout dans ce contrat C2D, La France cache mal ses véritables intentions profondes : « assurer ses marchés et revenus au Cameroun en étant sûr que l’argent reversé revient dans les caisses du Trésor français.

à votre avis, comment peut-on qualifier les pays qui, comme la France, ont choisi de baser leur politique de prêt et d’aide aux pays pauvres sur des bases qui n’ont rien à voir avec la morale, mais plutôt avec le profit. Et ce n’est pas tout….

D’autre part, en faisant que les procédures d’appels d’offres soient aux seules normes européennes, avec en plus la complication de présentation de garanties de ressources financières, matérielles et humaines, par les entreprises candidates, la France cachait mal son ambition de tout garder pour elle.

L’objectif de tout ceci étant d’écarter les entreprises du tissu économique camerounais. Et récupérer de la main gauche, ce qui était donné par la droite.

Car avec ce seul point du contrat, uniquement les 200 entreprises françaises déjà bien installées au Cameroun pouvaient être bénéficiaires des marchés des C2D. Une violation flagrante de la loi camerounaise sur les marchés publics, qui devrait pourtant être souveraine dans ce cas. L’Agence française de développement peut donc bafouer les textes de lois que doit suivre toute personne physique ou morale sur le territoire camerounais.

Tous ces constats permettent de comprendre ce qui se joue véritablement dans l’ombre de ces contrats C2D. Notamment,

Des manœuvres internationales de surfacturations du simple au triple du coût réel, comme à la SONARA obligée d’importer le pétrole à raffiner parce que celui du sous-sol camerounais est jugé trop lourd.

-Des ententes obscures à tous les niveaux de l’administration camerounaise sur des commissions à reverser aux acteurs locaux et français si les contrats sont effectivement conclus et payés.

Des évasions d’argent devant logiquement appartenir au Cameroun pour ses populations et son développement vers d’autres destinations dont principalement la France. Une corruption encore plus généralisée dans un pays déjà complètement gangréné par la mauvaise gouvernance.

La France a même poussé le bouchon assez loin en trompant et en prenant en otage la société civile camerounaise. En la recrutant sur des critères flous, certainement de complaisance, pour figurer à coups d’avantages et cadeaux dans cette instance de décision. En prenant la dernière précaution. Quand bien même ces représentants nationaux auraient l’intention de s’opposer à l’avis du comité C2D national, l’avis de « non-objection » de l’AFD les empêcherait de se libérer de la domination française. 

Car cette astuce est juste la fameuse « french touch » des publicités à la télévision pour approfondir les politiques d’ajustement structurel qui ont fait des ravages terribles en Afrique et au Cameroun dans les années 1990-2000. Cette fois, en récupérant par la ruse l’accord des sociétés civiles consultées par chaque gouvernement pour rédiger son DSRP. Ce même DSRP qui, rappelez-vous, ouvrait la voie à l’inscription officielle à l’initiative PPTE !

L’Etat du Cameroun voué à une soumission éternelle à la France.

Macron-et-Paul-Biya

L’histoire met régulièrement à nu les multiples atteintes de la France à l’indépendance du peuple et de l’état camerounais. Par des procédés soit politiques, soit économiques ou dans l’idéal alliant les deux. Mais toujours dans l’ombre des couloirs feutrés, loin des populations en souffrance, entre amis et coquins.

Le C2D n’a de « bilatéral » que sa présentation et son mécanisme contractuel. Rien dans ses réelles intentions ou sur le terrain dans les pays endettés. Il est même plutôt une subordination d’un état souverain par un pays étranger. Ainsi qu’un achat de la conscience et de la moralité des acteurs locaux aux motivations inconnues ou floues.

Enfin, le C2D reste un instrument majeur de conservation du Cameroun et de l’Afrique dans la spirale infinie de la dette sur des durées qui engagent les générations présentes et futures. D’ailleurs le lien et la proximité des dates de création entre PPTE et C2D est un aveu du complot international orchestré par les puissances pour garder la mainmise sur une Afrique qu’ils préfèrent à jamais menottée et handicapée par le capitalisme mondialisé.

Pas étonnant dès lors que la dette camerounaise comme celle de ses homologues africains ne baisse vraiment jamais. Et où le service de la dette, les intérêts des sommes prêtées vont chaque année engraisser le budget de l’état français. Ainsi, au 31 décembre 2019, le Cameroun s’essoufflait encore sous une dette extérieure de 6671 milliards de FCFA estimée à 1% de son PIB.

Jusqu’à quand cela va-t-il continuer ainsi ?

Au vu de tout ceci, il devient impératif pour nous Africains de nous réveiller et travailler ensemble afin de créer suffisamment de richesses qui serviront à nourrir nos populations nous-même. Il n’y a que de cette façon que nous pourrons réellement mettre fin à cette nouvelle forme de colonisation et d’esclavage moderne.

Ne l’oublions jamais c’est toujours celui qui paie qui commande, et si nous voulons commander, nous devons donc devenir ceux qui paient.

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