L’ex-président de la république du Cameroun passait le témoin à son successeur constitutionnel Paul BIYA, après avoir présidé aux destinées de la jeune république pendant 25 années.

38 ans déjà…

Le 04 novembre 1982, les camerounais comme à l’accoutumée, sont près de leurs postes récepteurs pour l’édition d’informations de la soirée. Fait inhabituel c’est l’hymne national qui retentit annonçant le discours du président. C’est avec un calme olympien que celui-ci en ouverture de son discours déclare :

« camerounaises, camerounais, mes chers compatriotes, j’ai décidé de démissionner de mes fonctions de président de la république du Cameroun. Cette décision prendra effet le samedi 6 novembre à 10h ».

À cet instant, un séisme de magnitude indétectable venait de s’abattre sur le Cameroun, car personne n’avais prédit une telle annonce. Pendant quelques instants le cœur du pays s’est arrêté de battre, le doute et l’incertitude gagnaient les cœurs des camerounais qui s’interrogent alors sur l’avenir du pays, sur les causes réelles de cette démission. Tant depuis l’indépendance, il gouverne de façon autoritaire et sans partage le pays.

Entre hypothèses et supputations

Rappelons que, le 29 octobre de cette même année 1982, le président s’était rendu en France pour ses soins médicaux, et en avait profité pour rencontrer Guy Penne le monsieur Afrique du président français François Mitterrand.

Ahidjo et Charles de gaulles

A la sortie de cet entretien, Guy Penne semblait très bouleversé.De quoi avaient discuté les deux hommes? Mystère !

Le 03 novembre, le président de la république rentre au Cameroun et seul son premier ministre Paul Biya et son secrétaire général à la présidence de la république Samuel Eboua sont autorisés à venir l’accueillir à sa descente d’avion. Quelques instants après le président convoque son premier ministre pour lui faire part de son désir de démissionner et de lui confier les rênes du pays. Après un échange entre les deux hommes. Paul Biya accepte de prendre les rênes du pays. Il sera d’ailleurs encensé par le président démissionnaire lors de son discours :

« j’invite toutes les camerounaise et les camerounais à accorder, sans réserve, leurs confiance et à apporter leurs concours à mon successeur constitutionnel, M. Paul Biya. Il mérite la confiance de tous, à l’intérieur et à l’extérieur. »

Ahidjo et paul biya en réunion

Rappelons que, le président Ahmadou Ahidjo avait assumé la charge présidentielle pendant 25 ans avant de passer la main. A sa mort le 30 novembre 1989, les rapports avec son successeur s’étaient détériorés, à tel point qu’il fut contraint à l’exil. Il meurt au Sénégal et fut inhumé au cimetière de Dakar où ses restes reposent encore jusqu’à nos jours, alors que la question du rapatriement de sa dépouille fait encore très souvent l’objet de débats.

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