Nzometiah Nervis Tetso, un jeune camerounais de 22 ans, a réussi l’exploit de fabriquer une imprimante 3D à partir des déchets électroniques.

Étudiant à l’université de Buea en faculté des sciences de l’Ingénierie et technologie, le jeune Nervis apporte une fois de plus la preuve de l’immense ingéniosité des Camerounais.

Nzometiah Nervis Tetso
Nzometiah Nervis Tetso

Une prouesse technologique

Dans l’univers technologique Camerounais, un nouveau bijou voit le jour : il s’agit du « e-waste 3D printer », une imprimante 3D qui a été conçue à base des déchets mécaniques dans l’optique d’imprimer des objets en 3D. Le promoteur de la startup Nervtek veut par-là aider d’autres jeunes à industrialiser leurs procédés de fabrication. Il affirme « des ingénieurs en robotique l’ont utilisé pour imprimer des pièces pour leurs robots, les fabricants l’ont utilisé pour la fabrication des produits industriels et pour imprimer des ustensiles de cuisine comme des cuillères, des seaux et des tasses ».

« Cette imprimante peut être employée pour fabriquer un objet tridimensionnel de pratiquement n’importe quelle forme à partir d’un modèle numérique ou d’un modèle 3D », confiait -il récemment à nos confrères de cio mag.

Une récompense nationale

Nervis Nzometiah, fort de son invention, s’est inscrit pour participer à la 2e édition de la semaine de l’innovation numérique au Cameroun qui s’est déroulé du 24 au 28 Aout 2020.  Portée sur le thème de « la jeunesse camerounaise face au défi de l’innovation numérique, dans un contexte de crise sanitaire », cette édition a vu la participation de plusieurs acteurs du numérique.

Nzometiah Nervis Tetso récompense

C’est durant cette édition que Nervis s’est distingué, car le jeune promoteur en sort vainqueur. Une enveloppe de quinze millions accompagne ce succès, ainsi qu’un programme de formation IBM.

Cette récompense nationale lui donne aussi la possibilité, comme à plusieurs autres participants, d’être admis à la plateforme de formation de la fondation Tony Elumelu. « Au-delà des appuis financiers, les prix offerts aux lauréats concernent surtout des formations et incubations, tous frais compris, dans différentes institutions spécialisées reconnues au niveau international telles que les centres de formation de l’Union internationale des Télécommunications ; des admissions dans la célèbre plateforme de mentorat et de coaching de la fondation Tony Elumelu ; un accompagnement complet dans la SUP’PTIC Business Academy et des équipements informatiques et connexions internet haut débit » s’exprimait ainsi la ministre des postes et télécommunications, Minette Libong Li Likeng, au sortir de cette édition.  

Une réception chez le MINEPAT

Le jeune inventeur a été reçu le 13 octobre dernier au ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire pour présenter son œuvre. Pour l’occasion, il a déclaré que « cette invention pourrait booster l’économie numérique du pays et hisser le Cameroun plus haut en termes d’innovation ».

Nul doute que ce jeune continuera à faire parler de lui.

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