suite aux nombreux dérapages constatés dans les hôpitaux et les familles, relativement aux pratiques de surenchères et d’escroqueries liées aux corps des personnes décédées de Covid-19. Le ministre de la santé, le Dr. Malachie Manaouda a donné de nouvelles consignes qui concernent les modalités de prise en charge et d’inhumation des corps infectés.

Le patron de la santé nationale, invite les responsables des formations sanitaires ainsi que les services dédiés à la prise en charge post mortem des victimes du Covid-19, à l’observance et à l’application stricte des résolutions du Conseil scientifique. il est demandé à ceux-ci de veiller à ce que les corps de Covid-19 soient inhumés dans un délai n’excédant pas 48 heures. Cependant, l’inhumation doit s’effectuer dans la ville de survenance du décès, au domicile familiale s’il y est situé, ou dans un cimetière public. Le transfert de la dépouille en dehors de la ville est formellement interdit.

La manipulation et l’inhumation du corps, doivent être opérées par des personnels techniques, formés et protégés conformément aux procédures standards en la matière.  Le corps doit être ensuite placé dans un cercueil hermétique, zingué et fermé avec ou sans vitre encastrée, permettant à la famille de voir le visage du défunt. Cette dernière, préalablement et dûment informée de la cause du décès est autorisée à voir le corps sans contact physique, avant toute mise en bière et à assister en nombre restreint à l’inhumation, dans le respect des précautions standards.

Dorénavant, tous les défunts auront droit à un enterrement dans le respect de la dignité humaine et de leurs traditions culturelles et religieuses et en présence des services de la mairie et de l’hôpital du lieu de décès. Et enfin, l’environnement et les surfaces sur lesquelles le corps est exposé doivent immédiatement être désinfectés conformément aux procédures en la matière.

Ce communiqué du ministre de la santé vient sans aucun doute apaiser les cœurs des familles durement éplorées par les affres de cette pandémie. Et qui n’avaient pas jusqu’à présent la possibilité de dire un dernier au-revoir à leurs proches décédés.

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