Paystack est une start-up technologique nigériane qui résout les problèmes de paiement en mettant sur pied un système de paiement sécurisé à partir de plusieurs canaux de paiement locaux et mondiaux entre autres. Fondée en 2015 par Shola Akinlade et Ezra Olubi, la startup a connu une forte croissance, jusqu’à intéresser les mastodontes technologiques.

Un déploiement efficace

Depuis son lancement, la fintech basée à Lagos a depuis son lancement réussi à fédérer une grande communauté qui utilise ses services. L’entreprise permet aux utilisateurs d’accepter des paiements tous azimuts qu’ils soient par carte de crédit, par virement bancaire ou autres.

On estime à ce jour à plus de 60.000 le nombre d’entreprises qui utilisent Paystack dans leurs transactions quotidiennes. Ayant fait une première levée de fonds de 1,3 millions de dollars en 2016 auprès de certains investisseurs, l’entreprise a réédité l’exploit en 2018, mais cette fois avec une levée de 8 millions de dollars auprès de stripe et d’autres entités.

Dans un communiqué rendu public par l’entreprise américaine Stripe qui fait dans le paiement en ligne, l’on apprend que Stripe a racheté paystack, pour poursuivre sa croissance sur le continent africain. L’opération se chiffre à près de 200millions de dollars selon les premières informations rendues publiques par plusieurs sites d’informations.

Cette acquisition est l’une des plus importantes sur le continent à ce jour. Pour Tomi Davies, cofondateur du Lagos Angel Network, c’est « une preuve que les startups nigérianes sont bancables ».

 La startup continuera à fonctionner de façon indépendante d’après les deux entreprises.

La fintech africaine en plein essor

Cette acquisition permet de voir le potentiel des startup africaines qui n’ont pas cessé de se développer durant ces dernières années, en particulier dans le domaine du paiement en ligne.

Si on observe l’écosystème tech africain, on remarque aisément que des entreprises comme MPESA, WeCASHUP, Paystack ont pu s’affirmer dans leur pays et même dans le monde pour certaines, ce qui permet de mettre l’accent sur le talent des africains qui ne cessent de croitre.

La face cachée de l’iceberg

Notons que, cette opération n’est pas sans rappeler un ensemble de dangers auxquels sont confrontés les initiatives africaines. D’abord, on peut tirer la sonnette d’alarme car on réalise aujourd’hui que les investissements sont réalisés par des entités étrangères sous le regard (complice ?) des Africains.

Les multinationales viennent investir en masse sur le continent, et il est regrettable d’observer une réaction lente, voire une absence de réaction de la part des Africains.

Dans la même lancée, les firmes étrangères sont en train de se placer en situation de quasi-monopole car le rachat des entreprises africaines vise à éliminer la concurrence africaine. À l‘heure où les africains prônent les concepts de « made in… », de patriotisme économique et de communautarisme économique, ne pas avoir des entreprises qui nous appartiennent est perçu comme un risque. L’Afrique sera-t-elle une éternelle accompagnatrice ?

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