C’était la principale thématique abordée lors de la 1ere édition du Cameroun Digital Boost, tenue dans la cité capitale du Cameroun le 1er décembre dernier.

De quoi s’agit-il exactement ?

Cameroun Digital Boost, organisation camerounaise et de la diaspora, est née sous l’impulsion de SEM- SERVICE et CROSTING HOLDING, avec le soutien de la Chambre de commerce Canada – Cameroun (CDC- CC). C’est une organisation qui regroupe les différents acteurs de la société, le gouvernement, les entrepreneurs, les opérateurs économiques, les institutions privées et les étudiants ayant pour seul objectif :

le développement de l’économie numérique, et de faire des Nouvelles Technologie de l’Information et la Communication (NTIC), un partenaire fiable pouvant leur permettre d’exercer sereinement, et de pallier le déficit budgétaire.

C’est cet idéal qui a motivé l’organisation de la première édition du Cameroun Digital Boost en cette période de crise sanitaire lié au corona virus.

Placé sous le thème : « les stratégies pour promouvoir l’industrie numérique en contexte post covid-19 », les travaux de cette première édition ont réuni en vidéo conférence les intelligences camerounaises vivant au Cameroun et ceux de la diaspora.

Ce qu’il faut absolument savoir

Le numérique occupe une place de choix dans l’économie mondiale, l’Afrique en général, et le Cameroun en particulier doit s’ouvrir à cette nouvelle perspective pleine d’avenir. Le président du Cameroun Digital Boost Samuel Ervé Mandeng à annoncer en grande pompe la création du Réseau des Industriels du Digital, et invite le gouvernement à suivre son exemple :

« le Réseau des Industriels du Digital va naître. Allez dire au gouvernement que vous vous digitalisez, vous aurez au moins 30% de vos informations en temps réel, et 30% de la diaspora. Les bandits seront en chômage et devront réfléchir derrière leurs machines. Beaucoup de travail difficile leur sera donné pour qu’ils espèrent voler ».

D’après lui le Cameroun souffre de maux liés aux finances, aux décaissements des financements lors des élections, pourtant avec une digitalisation ces tracasseries prendront fin. Prenant la parole depuis les Etats-Unis, l’astrophysicien Ernest Simo de IGOGO, a suggéré « ceux qui contrôlent le monde sont ceux qui gèrent et véhiculent l’information ». Il tire la sonnette d’alarme sur le retard de l’Afrique dans la course à l’économie digitale :

« l’Afrique a perdu les deux premiers mouvements industriels du monde : l’économie agraire et l’économie industrielle. Elle ne doit pas rater l’industrie numérique, sinon nous en serons là encore avec 1000 ans de retard ».

L’illustre scientifique, invité vedette de cette édition finira son propos en invitant le gouvernement du Camerounais à favoriser la mise en place d’une économie numérique avec des textes plus adaptés, favorisant l’entrepreneuriat jeune dans ce secteur. « L’Etat ne peut pas tout faire, mais il peut favoriser le climat des affaires. Internet coûte encore cher au Cameroun, le matériel informatique aussi ».

Enow Eyong, ancienne gloire du football camerounais et capitaine des lions indomptables, lors de sa prise de parole depuis Amsterdam où il réside à militer pour la transition et le changement. « Il est question pour nous de prendre ce territoire qui nous appartient. Ne jamais attendre que tout soit parfait, mais engager des actions. Ce sont les actions qui font changer les choses, pas les séminaires et conférences ». Pour l’ancien joueur de l’ajax d’Amsterdam, le Cameroun ne doit plus être spectateur du terrain du numérique dans le monde.

Pour finir, à titre exceptionnel Constant Wette, ingénieur camerounais exerçant à Alcatel a reçu une distinction honorifique pour ses travaux sur le système de contrôle qualité de la 5G. Le Cameroun gagnerait à s’ouvrir à une économie parallèle pour être plus avant-gardiste sur les crises mondiales comme celles du Corona virus.

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