Le système éducatif est l’ensemble de toutes les composantes et acteurs interagissant dans l’enseignement et la formation. Au Cameroun, le système éducatif dépend entièrement de l’héritage colonial (Français et britannique). Ce qui le rend particulier à travers son bilinguisme.

Le Cameroun est donc loin d’être unifié sur le plan éducatif, du fait de son passé colonial. Ce pays a hérité d’un système d’enseignement centralisé qui, dans son orientation actuelle, se caractérise par la coexistence au niveau maternel, primaire et secondaire de deux sous-systèmes: le sous-système Anglophone et le sous-système francophone.

Notons que le système éducatif Camerounais est régi par la loi numéro 98/004 du 14 avril 1998, il comporte trois types d’enseignements (l’enseignement de base, l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur) et encadré par deux principaux types d’enseignement :l’enseignement public, qui relève du domaine de l’État.L’enseignement privé, qui relève du privé (laïc et confessionnel).

L’État est au cœur du système éducatif. Et à ce titre :il arrête les programmes et les manuels scolaires officiels. Il assure le contrôle de la conformité des établissements et instituts privées.Il définit et encadre la politique de l’enseignement. Il donne les autorisations d’ouverture de fonctionnement des établissements et institutions privées.

Chaque type d’enseignement est placé sous l’autorité d’un ministère. Au nombre de quatre, ci-dessous se trouve la liste des ministères et leurs attributions respectives.

Le ministère de l’Éducation de base (MINEDUB), chargé de l’enseignement du primaire et de la maternelle. Il constitue le grand ensemble de l’éducation de base et se compose de deux cycles : le cycle maternel et le primaire. Le cycle maternel comporte 3 classes dans chacun des deux sous-systèmes : pre-nursery, nursery 1, nursery 2 pour les anglophones / petite section, moyenne section grande section pour les francophones. L’âge légal est de 4 ans.

Le primaire comporte 6 classes dans les deux sous-systèmes. À ce titre nous avons, class one To class six dans le sous-système anglophone et de le SIL au cm² dans le sous-système francophone. Au terme de ce dernier cycle, l’élève du sous-système anglophone présente le « first School Leaving Certificate (FSLC) et le « Common Entrance », tandis que celui du sous-système francophone présent le « certificat d’études primaires (CEP) et le concours d’entrée en 6e .

Le ministère des enseignements secondaires (MINESEC), chargé de l’enseignement secondaire (général et technique), de l’enseignement normal technique (ENIET) ainsi que de l’enseignement normal général (ENIEG). L’enseignement secondaire général se compose de deux cycles dans tous les deux sous-systèmes. Le premier cycle est composé de quatre classes pour les francophones (de 6e en 3e) et, est sanctionné par le brevet d’études du premier cycle (BEPC).

Chez les anglophones, ce cycle se compose de 5 classes (from 1 To from 5) et, est sanctionné par le général Certificate of éducation- Ordinary Level (GCE Ordinary Level). Le second cycle quant à lui, est composé de 3 classes pour les francophones (Seconde, Première, Terminale). Ce cycle est sanctionné par deux diplômes, le probatoire et baccalauréat, respectivement en Première et en Terminale.

Chez les anglophones, il est composé de deux classes (Lower Sixth et Upper Sixth), et sanctionné par le général Certificate of éducation- Advanced Level par le « GCE Advanced Level ». Pour ce qui est de l’enseignement secondaire technique, il est également composé de deux cycles. Toutefois, il est EXCLUSIVEMENT francophone !Son premier cycle va de la 1re année à la 4e année et, est sanctionné par l’obtention d’un Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP). Tandis que son second cycle va de la Première à la Terminale. Ce dernier cycle est sanctionné par l’obtention d’un Probatoire et du Brevet de Technicien (BT) ou Brevet Professionnel (BP).

Le ministère de l’enseignement supérieur (MINESUP), chargé de l’enseignement supérieur et post-secondaire.. Il supervise un très vaste ensemble, composé de huit universités d’états, parmi lesquelles : l’université de Yaoundé 1 (ngoa-ekelle), l’université de Yaoundé 2 (Soa), l’université de Douala, l’université de Buéa, l’université de Dschang, l’université de Ngaoundéré, l’université de Bamenda et l’université de Maroua. Il supervise aussi des universités privées, à l’exemple de l’université Catholique d’Afrique Centrale, l’université des montagnes, et aussi des universités adventistes et grandes écoles comme, l’École supérieure polytechnique de Yaoundé, l’École nationale d’administration et de la magistrature, l’École nationale supérieure, l’institut national de la jeunesse et des sports…

Au Cameroun, L’enseignement supérieur a bénéficié du système LMD (Licence-Master-Doctorat), fondé sur l’impératif de créer un lien entre les différents enseignements, la recherche et l’emploi. Bien que ce système tarde encore à porter les fruits, il est par plusieurs experts comme étant, une grande innovation du système éducatif Camerounais.

Le ministère de l’emploi et de la formation professionnelle (MINEFOP), chargé de l’enseignement post-primaire et de la formation professionnelle .Malgré l’augmentation des ressources allouées à l’éducation des jeunes Camerounais, il reste de qualité médiocre dans la plupart des établissements scolaires.Les causes de ce constat amer sont multiples, à l’exemple de l’insuffisance des capacités de gestion aux différents niveaux de décision, l’absence d’outils de gestion basés sur les résultats et le manque de transparence au niveau des établissements scolaires, les classes surchargées, une crise de recrutement des enseignements…

Au regard de ce qui précède et d’après votre expérience du système éducatif camerounais, quelles améliorations proposez-vous pour le rendre meilleur ? Tout en espérant que cet article vous a plu, et surtout qu’il vous a permis de mieux connaître notre système. vos réponses sont attendues en commentaires.

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