Le fait d’affirmer que le Cameroun soit un pays agricole est bien. Mais alors, quel taux représente l’agriculture de seconde génération ? Aussi, qu’entend-on exactement par agriculture de seconde génération ? D’aucuns préfèrent dire que c’est la transition de la houe aux tracteurs.

Pourtant, elle doit aussi englober la professionnalisation et la formation des agriculteurs, le financement, la création d’emplois et les politiques d’envergures. L’idée de l’agriculture de seconde génération a été annoncée par le président Paul Biya en 2011 lors du comice agropastoral d’Ebolowa. La nécessité d’une telle initiative est connue d’avance : transformer l’agriculture rudimentaire en agriculture intensive, commerciale et industrielle.

L’objectif étant de transformer le Cameroun en véritable pôle essentiel dans toute l’Afrique. Cependant, aucun chiffre ne peut être donné avec précision, concernant le taux de développement de l’agriculture de seconde génération.

Cependant, il faut simplement retenir que la marche vers la modernisation agricole se veut un chemin parsemé d’obstacles.

Les défis et difficultés de l’agriculture de seconde génération.

Plusieurs obstacles peuvent être listés. En fait, les populations qui sont appelées à œuvrer pour ce développement agricole décrient plusieurs difficultés à savoir :

Le manque d’infrastructures adéquats ; les beaux discours doivent se tenir aussi en pratique. Bien que des efforts soient quotidiennement effectués par les autorités publiques et privées, nationales et internationales, ceux-ci demeurent insuffisants ; Le difficile accès à la terre, aux semences de bonne qualité ; L’insuffisance de formation et d’encadrement des acteurs agricoles ; La médiocre productivité ; La pauvreté des sols.

En effet, l’agriculture camerounaise mérite un « pilotage » pour qu’elle soit qualifiée de seconde génération. Pour y parvenir, il faudrait au préalable moderniser les techniques, la formation, la productivité et le suivi des programmes de développement ruraux. Avec pour objectif immédiat: favoriser la production locale et booster le taux d’exportation.

L’agriculteur, un maillon essentiel de la chaine du développement.

La compréhension de l’utilité de l’agriculteur passe par des précisions conceptuelles et théoriques. Au Cameroun comme dans plusieurs autres contrées, le mot agriculteur est souvent confondu au terme cultivateur, planteur ou jardinier. En réalité, ces trois termes précédents sont des variables du premier (considéré comme la constance). En effet, dans le langage camerounais, ou du moins, dans la conception profane, l’agriculture est un sot métier.

Mais c’est une perception erronée. L’agriculteur, c’est celui-là qui utilise aussi bien toutes les techniques traditionnelles et modernes. En clair, l’agriculteur est un laborantin capable de prouver ses efforts dans toutes les formes de culture végétales. Grace à l’agriculture, tout le monde tire son compte. Le commerçant, l’ingénieur, le paysan… Considérée comme activité en plein essor, l’agriculture fournit plusieurs avantages et constitue un appui pour plusieurs activités économiques : la médecine, le commerce, l’industrie (cas de la production du caoutchouc issu de la sève d’hévéa, le coton, le savon issu de l’huile de palme, etc).

La nécessité de transiter vers une agriculture de seconde génération.

D’après la vision de l’agenda 2030, le Cameroun doit atteindre le niveau de pays à revenu intermédiaire. C’est une initiative recommandée et pilotée par la banque mondiale. Parmi les grands axes et projets, figurent l’agriculture. Ainsi, de nombreux programmes gouvernementaux, accords et partenariats interviennent dans le cadre de la modernisation de ce secteur. A titre d’exemple, voici quelques-uns :

Le partenariat signé avec la fondation marocaine OCP en février 2020 (Les grands axes étant l’établissement des cartes de fertilité des zones agricoles camerounaises), la formation des personnels du MINADER et le financement de cette initiative. Les travaux issus du programme Agropoles institué en 2012. À ce niveau, le montant destiné à ce programme s’élevait à plus de 11 milliards de franc CFA.

Ainsi, selon le résumé émis par Adrian Ngo’o Bitomo, coordonnateur du programme, en presque cinq ans, cette initiative a abouti à la création de 46 agropoles, la mise en place de 250 entreprises. Ce programme a ainsi généré 3435 emplois directs et plus de 20 592 emplois indirects. A travers aussi le programme ACEFA, le gouvernement camerounais milite toujours pour la promotion et le développement de cette agriculture de seconde génération. Ce qu’il faut retenir de ce programme c’est qu’il a réussi à financer des projets agropastoraux, à financer et améliorer la compétitivité agricole dans plusieurs régions du pays.

En définitive, le gouvernement camerounais, dans sa politique qui consiste à faire décoller l’agriculture de seconde génération demeure limité. Cependant, ces limites sont franchissables. à condition qu’il s’engage véritablement pour atteindre le stade d’une agriculture intensive, hautement développée et sécurisée.

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