Mercredi dernier, le ministre de l’Information et de la Culture Nigérian annonçait l’adhésion du Nigéria à l’accord de la zone de libre-échange continentale panafricaine à la date butoir du 05 décembre 2020.

Sur les cinquante-quatres pays africains, seulement trente pays ont ratifié l’accord de la ZLECAF, le Nigeria par sa décision d’adhésion vient élargir le cycle économique. Depuis la signature de l’accord le 07 juillet 2019 à Niamey à l’occasion de la 12e session extraordinaire de l’Assemblée de l’Union Africaine.

Ce n’est que mercredi, à l’issue de la réunion hebdomadaire du conseil exécutif fédéral présidé par le chef d’État Buhari que le parapheur a été signé. Elle fait suite à la recommandation du comité d’évaluation sur l’impact et la préparation de la zone de libre-échange continentale.

L’adhésion de la première puissance économique africaine à cette zone de libre-échange vient renforcer le potentiel économique de l’Afrique. Ceci, en consacrant l’ouverture de son marché aux autres pays non seulement de la sous-région mais aux signataires de l’accord.  

Mise sur pied par 54 pays africains des 55 États membres, l’accord de la ZLECA a pour principale objectif de stimuler la sphère économique des États membres en créant un marché continental unique pour les biens et services. Ajouté à cela la libre circulation des opérateurs économiques et investissements afin d’accélérer la mise en place de l’union douanière.

Le principal défi actuel du Nigeria est de se libérer de la dépendance au pétrole, au moment où sa stratégie de diversification tarde à décoller. La ZLECA apparait alors comme une opportunité d’exploitation d’autre champs économiques.

L’aboutissement d’un long processus

La concrétisation de cet accord est le résultat d’un travail de longue haleine. « Nous avons mené de nombreuses consultations dans le pays avec des groupes de fabricants et d’autres parties prenantes. Les gens posent des questions légitimes sur la façon dont la ZLECAF pourra les affecter. Il est extrêmement important que le Nigeria prenne son temps pour faire cela. » a déclaré le Président Nigérian lors de la 25eme assemblée générale annuelle d’Afreximbank en 2018. Il était primordial de mettre sur pied un mécanisme de protection afin que les hommes et femmes d’affaires opérant à petite échelle ne puissent pas être affectés en raison d’un pareil marché libre et compétitif.

zone de libre échange continentale

Un partenariat gagnant-gagnant

L’entrée en vigueur de cet écosystème prévu à la date du 01er janvier 2021, viendra booster le commerce intra-africain qui est de  l’ordre 15% des échanges, comparé à l’Union Européenne qui est à hauteur de 70% des échanges. Avec ce moteur économique les échanges commerciaux pourront passer à 52.3%. Le président Macky Sall opte « pour une prochaine stratégie nationale, la ZLECA résultant d’une démarche inclusive par la concertation ouverte à tous les acteurs, État, secteur privé partenaire sociaux et société civile. »

La ZLECA devrait changer le paysage économique de l’Afrique en créant des conditions favorables pour son industrialisation massive. Vivement que ce projet se concrétise enfin !

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